samedi 12 mai 2012

13 HEURES de Deon Meyer (Points)

13 heures
Deon Meyer
(Points)

(Dès 15 ans)


Deon Meyer, né à Paarl en 1958, est un auteur de romans policiers originaire d'Afrique du Sud. Il écrit en Afrikaans, a fait ses études à l'université de Potchefstroom avant de travailler comme journaliste pour un quotidien afrikaner de Bloemfontein. Son premier roman paraît en 1994, mais il n'est pas traduit en anglais. Ses oeuvres suivantes ont été traduites dans plusieurs langues. Elles reflètent la diversité culturelle de l'Afrique du Sud contemporaine, ses tensions et ses efforts pour vaincre le sous-développement.

L'histoire :
Une jeune fille vient d'être retrouvée égorgée, au petit matin, au beau milieu de la route. Que la victime soit blanche, et de plus américaine, n'annonce rien de bon. Le Capitaine Benny Griessel, envoyé sur les lieux, est surtout chargé de former de nouvelles jeunes recrues. Cinq Noirs. Discrimination positive. L'un deux, l'inspecteur Vusumuzi Ndabeni semble avoir toutes les qualités requises pour devenir un très bon enquêteur. Ce qui réconcilie Griessel avec le mentorat et sa propre place dans la police...

Mon avis :
Deon Meyer fait partie de ces auteurs, comme Arnaldur Indridason ou Henning Mankell, qui créent dans leurs oeuvres des ambiances très masculines, musclées, mais qui assument totalement leurs faiblesses, leur part de féminité et d'émotivité, et nous offrent des oeuvres fortes et profondes. Le tout servi par une écriture irréprochable.
Jamais de messages particuliers chez Deon Meyer. Juste la vie quotidienne en Afrique du Sud. Ordinaire, réelle, sans tabous, sans oeillères. C'est-à-dire brutale, cruelle, douloureuse, où des âmes courageuses se battent toujours et encore pour vaincre l'injustice et la pauvreté.

Un livre puissant et hors du commun, comme tous les autres d'ailleurs, d'un amoureux fou de son pays.


JUSTICE DANS UN PAYSAGE DE RÊVE de Malla Nunn (J'ai lu)

Justice dans un paysage de rêve
Malla Nunn
(J'ai lu)

(Dès 15 ans)


Malla Nunn a grandi au Swaziland avant de s'installer à Perth avec ses parents dans les années soixante-dix. Elle est allée à l'université en Australie et aux Etats-Unis. Malla Nunn est aussi cinéaste et a trois films à son actif. Elle vit actuellement à Sydney avec son mari et leurs deux enfants. La première enquête de l'inspecteur Cooper, "Justice dans un paysage de rêve", a été sélectionné en 2010 pour l'Edgar Award et en 2011 pour le Grand Prix des Lectrices du magazine Elle, qui a comparé l'univers de l'auteur à celui de Deon Meyer.  (Editions Les Deux terres)

L'histoire :
Afrique du Sud, septembre 1952. Le Capitaine Willem Pretorius, Afrikaner pure souche, vient d'être retrouvé mort, assassiné, son corps lesté dans un cours d'eau qui longe le velt, à quelques kilomètres à peine de la frontière interdite avec le Mozambique. L'inspecteur Emmanuel Cooper, dépêché de Johannesburg, est chargé de l'enquête qui s'annonce difficile...

Mon avis :
Photographie type d'une petite ville sud-africaine de 1952, dominée par les Blancs, au plus fort de l'apartheid puisque de nouvelles lois ségrégationnistes viennent d'être mises en place. Brutalité. Terreur. Blancs. Noirs. Métis. Racisme. Antisémitisme. Anti-communisme. Résistance. Religion. Morale chrétienne... Malla Nunn pointe le doigt sur toutes les douleurs.
Une histoire totalement haletante et édifiante qui laisse un goût de sang dans la bouche et une colère que l'on voudrait laisser éclater. Car si cette affaire-là est résolue, elle n'efface pas moins la toute-puissance blanche contre ceux qui restent et qui la subiront encore et encore... dans un paysage de rêve.

LA MEMOIRE COURTE de Louis-Ferdinand Despreez (Points)

La mémoire courte
Louis-Ferdinand Despreez
(Points)

(Dès 15 ans)


Louis-Ferdinand Despreez est un mystérieux citoyen sud-africain (il n'existe aucune photographie de lui ni aucun indice sur sa véritable identité) d'expression anglaise, mais il écrit en français, la langue de ses ancêtres huguenots et de son épouse, française. Compagnon de route de l'ANC, il milite pour la réconciliation post-apartheid. "La mémoire courte" est son premier roman.

L'histoire :
Le Capitaine Francis "Bronx" Zondi, policier Noir et profiler du SAPS (police nationale sud-africaine) de Pretoria, est sur le point de boucler une enquête longue et difficile lorsque sa maudite voiture de fonction pourrie tombe en panne sur l'autoroute. Peut-être deux mois de travail fichus en l'air ! Et surtout, peut-être un nouveau cadavre ce soir pour les tiroirs de la morgue à cause de lui... Retour en arrière...

Mon avis :
"Dans le maelström des événements, tout le monde avait la mémoire courte."
L'enquête policière n'est ici qu'un prétexte pour captiver toute l'attention du lecteur sur un pamphlet politique et social d'une terrible lucidité. Les témoins et les suspects sont avant tout les acteurs de l'histoire de l'Afrique du Sud. Une société où rien n'a changé. Chaque soir, les Blancs sortent "casser du Noir" et les Noirs sortent "casser du Blanc" dans l'indifférence générale. "Les vieux démons de l'apartheid ne sont jamais bien loin sous le vernis glamour de la Rainbow Nation (Nation Arc-en-Ciel)". L'auteur porte un regard profondément pessimiste, cynique et désabusé sur une Afrique du Sud "aimée de toute son âme et de ses tripes, détestée de toute sa tête". Une langue contemporaine percutante et brutale enrichie d'argot assène des phrases choc d'une violence inouïe qui laissent KO. Il faut dire que nous sommes dans un univers masculin, musclé, où quelques rares femmes sont réduites à des rôles plus que secondaires et peu flatteurs.

Un livre édifiant et dur qui met le doigt sur la réalité quotidienne des sud-africains.


A savoir : La première femme "profiler" est sud-africaine
Micki Pistorius est née en 1961 à Pretoria. Elle est la première femme au monde à avoir accédé au métier de Profiler. Entre 1994 et 2000, elle a dressé les profils psychologiques d'une trentaine de tueurs en série et a aidé à en arrêter une douzaine.


Clin d'oeil à la Belgique chère à mon coeur :
"Zondi glissa une cassette dans le lecteur du tableau de bord. Il ne comprenait rien à ce que chantait ce Jacques Brel mais il aimait bien le rythme de la langue. Cette chanson sur le "Plat Pays" le faisait rêver plus que les autres, il la soupçonnait d'être un peu triste ; un ami français lui avait expliqué que c'était effectivement un poème mélancolique qui racontait une espèce de lowveld (zone de plaines) gris troué de canaux, là-haut en Europe du Nord avec des ciels bas et des plaines plates aussi interminables et mornes que celle du Karoo (semi-désert). On lui avait dit que ce grand Belge parlait aussi une espèce d'afrikaans, mais Dieu merci il ne le chantait pas..."
Louis-Ferdinand Despreez
"La mémoire courte"


LA LIONNE BLANCHE de Henning Mankell (Points)

La lionne blanche
Henning Mankell
(Points)

(Dès 15 ans)


Henning Mankell, né en 1948, est romancier et dramaturge. Depuis une dizaine d'années, il vit et travaille essentiellement au Mozambique - "Ce qui aiguise le regard que je pose sur mon propre pays", dit-il. Il a commencé sa carrière comme auteur dramatique, d'où une grande maîtriqe du dialogue. Il a également écrit nombre de livres pour enfants, couronnés par plusieurs prix littéraires, qui soulèvent des problèmes souvent graves et qui sont marqués par une grande tendresse. Mais c'est en se lançant dans une série de romans policiers centrés autour de l'inspecteur Wallander qu'il a définitivement conquis la critique et le public suédois. Cette série, pour laquelle l'Académie suédoise lui a décerné le Grand Prix de la littérature policière, décrit la vie d'une petite ville de Scanie et les interrogations inquiètes de ses policiers face à une société qui leur échappe. Henning Mankell s'est imposé comme le premier auteur de romans policiers suédois. En France, il a reçu le Prix Mystère de la Critique, le Prix Calibre 38 et le Trophée 813.
Dans "La lionne blanche", une partie de l'histoire se passe en Afrique du Sud où le traumatisme individuel et collectif a atteint un point tel que certains envisagent le pire : le chaos total. Ce livre fut terminé en juin 1993, c'est-à-dire entre la libération de Nelson Mandela et les premières élections libres, au coeur de l'impatience de la majorité noire d'un côté, et d'une résistance active de certains éléments de la minorité blanche de l'autre. Situation très sensible qui laissait craindre au plus pessimistes une proche guerre civile.
Henning Mankell s'est également beaucoup inspiré des récits de Thomas Mofolo sur les croyances africaines et le monde des esprits.

Thomas Mofolo (1877 - 1948) est considéré comme le premier romancier africain du XXème siècle. Il écrivait en Sesotho et était partagé entre une attitude chrétienne (il avait été élevé par les missionnaires), et son propre bon sens qui percevait clairement les effets négatifs des missions sur la vie des tribus. En 1909, il sillonne le Natal à bicyclette afin de recueillir les matériaux nécessaires à l'ouvrage qu'il voulait écrire sur le grand chef zoulou du XIXème siècle, Chaka, qui unit les tribus et se rendit maître d'une grande partie de l'Afrique du Sud et de l'Afrique Centrale. Rejeté par les missionnaires, ce roman ne fut publié qu'en 1925. "Chaka" est devenu un classique sotho et a servi de modèle à de nombreux écrivains.

"Chaka - Une épopée bantoue" de Thomas Mofolo (Gallimard Imaginaire)

L'histoire :
Printemps 1992 en Suède. En cette fin d'un vendredi ordinaire, Louise Akerblom, agente immobilière, compte visiter une dernière maison avant de rentrer chez elle pour le week-end. Membre de l'Eglise Méthodiste, mariée, heureuse maman de deux petites filles, Louise Akerblom ne reverra jamais sa famille.
Le commissaire Wallender prend cette affaire d'autant plus à coeur que ses relations avec sa propre famille sont complexes. Notamment avec son père qui vient de lui annoncer qu'à quatre-vingts ans, il désire se remarier avec sa "jeune" femme de ménage âgée de cinquante ans.
Pendant cette même période, en Afrique du Sud, le pays est en pleine crise politique et sociale. Le Président De Klerk a libéré Nelson Mandela, geste que les extrémistes Blancs considèrent comme une trahison. Un comité secret, réunissant quelques résistants Boers, dont certains très proches du Président, fomente un attentat visant Nelson Mandela. Le tueur, un professionnel, sera obligatoirement un Noir. Un Noir qui assassine un Noir. Les commanditaires ultra-conservateurs espèrent ainsi provoquer une guerre civile, un chaos tel qui leur permettrait de reprendre le pouvoir et d'instaurer un nouvel apartheid.


"La soumission est peut-être la blessure humaine la plus difficile à guérir."
Henning Mankell
"La lionne blanche"


Mon avis :
Cette histoire nous offre le très grand plaisir de retrouver, dans son univers paisible et rural du sud de la Suède, le Commissaire Wallander, personnage attachant dans sa complexité, sa sensibilité à fleur de peau, ses noirceurs, ses peurs, ses doutes, son caractère insaisissable, et souvent insupportable.
Cette histoire (plus qu'une enquête) nous ouvre les yeux sur l'inquiétante progression de groupuscules néo-nazis en Suède, leur soutien à certains pays, et notamment aux ultra-conservateurs d'Afrique du Sud, et sur la passivité du gouvernement suédois.
A des milliers de kilomètres de là, en Afrique du Sud, si l'époque de l'apartheid est morte avec la libération de Nelson Mandela, elle est encore loin d'être enterrée pour tout le monde. Les défenseurs de l'apartheid sont plus que jamais déterminés. Certains Noirs se radicalisent. Complots, contrats, attentats... sont fomentés de tous côtés. Pourtant, des femmes et des hommes courageux, parfois au péril de leur vie, gardent espoir et veulent croire à la paix et à l'unité. La force des esprits des ancêtres les accompagne. La beauté du pays est une richesse incontestable. Et les animaux sauvages, eux aussi, veillent sur leurs terres...

Peut-être la meilleure enquête du Commissaire Wallander !


"Dans mon pays, il existe de grandes réserves naturelles où les animaux sont protégés. Il y en a d'autres où sont enfermés des êtres humains sans aucune protection."
Henning Mankell
"La lionne blanche"


POUSSIERE ROUGE de Gillian Slovo (Gallimard Scripto)

Poussière rouge
Gillian Slovo
(Gallimard Scripto)

(Dès 15 ans)


Gillian Slovo est née en 1952 à Johannesburg en Afrique du Sud. Elle est la fille de Joe Slovo, ancien responsable du Parti communiste sud-africain, avocat de Nelson Mandela en 1964, puis ministre de son gouvernement. Sa mère, Ruth First, éminente journaliste également engagée dans la lutte antiapartheid, fut assassinée en 1982 par les services secrets du Mozambique. Gillian Slovo a quitté son pays natal et fui le régime de l'apartheid à l'âge de douze ans. Depuis 1964, elle vit en Angleterre. Elle n'est retournée en Afrique du Sud qu'à la libération de Nelson Mandela après vingt-huit d'emprisonnement. Elle est l'auteur de plusieurs romans policiers. Poussière rouge est son neuvième livre et le deuxième traduit en France.

L'histoire :
Sarah est procureur à New York, brillante et passionnée par son travail, et chaque jour autant fascinée et émerveillée par la ville. Il y a quatorze ans, elle a quitté, pour ne pas dire fui, son pays natal, l'Afrique du Sud, encore dominé par l'apartheid, avec la ferme intention de ne jamais plus y remettre les pieds. Jusqu'à cet appel à l'aide de son mentor, Ben Hoffman, que Sarah ne peut ignorer. De retour en Afrique du Sud "d'après", à Smitsrivier, petite ville écrasée par la chaleur et toujours recouverte de cette même poussière rouge, celle qui abîme les chaussures, celle qui s'insinue dans les pages des livres, Sarah ne se sent pas bien.
Pour quelle raison Ben Hoffman tient-il tant à sa présence ? Quel est son véritable but ? Dirk Hendricks, ancien policier blanc, a déposé une demande d'amnistie pour avoir torturé il y a des années un jeune Noir, Alex Mpondo. De son côté, James Sizela, directeur d'école, soupçonne Alex Mpondo de savoir quelque chose, voire d'être impliqué dans la disparition de son fils Steve il y a plus de dix ans, et veut profiter de la Commission Vérité et Réconciliation pour connaître enfin la vérité. Mais quelle vérité attend-il ? Quel sera le rôle de Sarah ?

Mon avis :
Au travers de cette histoire captivante et terriblement dure, Gillian Slovo présente les différents aspects de ces Commissions Vérité et Réconciliation créées après l'apartheid. Formidable outil de réconciliation d'un peuple meurtri pour les uns. Farce grotesque pour les autres. Moyen d'échapper à la justice pour les bourreaux. Cruelles heures à revivre pour les victimes. Malgré la présence de juges, d'avocats, de jurés, ces commissions ne rendent aucune justice, et probablement pas toute la vérité. Les cases bourreaux/victimes sont bien trop réductrices. Certains bourreaux regrettent sincèrement leurs actes. Certaines victimes ne sont pas irréprochables et ont assassiné, elles aussi, des innocents pour des raisons politiques ou pour des raisons plus obscures. Dans un tel climat de suspicions, de contradictions, dans un tel mélange de bassesses humaines mais aussi de grandeurs d'âmes, de quelle vérité et de quelle réconciliation parle-t-on ?

Un livre fort et passionnant qui montre avec justesse, sincérité et pudeur, combien le poids du passé est lourd, et que le chemin de la reconstruction est encore long et difficile pour l'Afrique du Sud.

vendredi 11 mai 2012

SAFARI-PHOTO EN AFRIQUE DU SUD - L'Afrique du Sud en quelques dates




Apartheid : Mot Afrikaans. Régime de ségrégation systématique des gens de couleur appliqué en Afrique du Sud jusqu'en 1990 - 1991. En 1913, les premières lois de ségrégation raciale (apartheid) affectent les métis, les Indiens, et surtout les Noirs, très majoritaires mais pratiquement exclus de la conduite des affaires.

1910 : Fondation de l'Afrique du Sud. Les années qui suivent sont agitées par des conflits opposant Anglais, descendants des colons néerlandais (Afrikaners) et Africains.

1912 : Création de l'ANC, Congrès National Africain pour défendre les intérêts de la communauté noire contre la domination blanche.

1913 : Développement du nationalisme afrikaner. Création de l'eerbaare apartheid, "ségrégation honorable", premières lois de ségrégation raciale qui affectent les métis, les Indiens, et surtout les Noirs.

Entre 1893 et 1914 : Avocat, Mohandas Karamchand Gandhi (le Mahatma) défend, au cours de séjours en Afrique du Sud, les Indiens contre les discriminations raciales et élabore sa doctrine de l'action non violente.

1948 : Le Parti National des Afrikaners emporte les élections et met en place l'apartheid, qui instaure la ségrégation raciale.

1960 : Suite à une manifestation noire contre le port d'un passeport intérieur, le township (ghetto noir, bidonville des villes d'Afrique du Sud) de Sharpeville est le théâtre d'un massacre. Des militants Noirs sont emprisonnés et l'ANC interdit.

1962 : Nelson Mandela est arrêté. Il est condamné à la prison à perpétuité en 1964.

16 juin 1976 : Dans le township de Soweto, soutenus par le Mouvement de la Conscience Noire, des adolescents Noirs se rebellent contre l'enseignement obligatoire en afrikaans. Répression sanglante.

1990 : Le nouveau président Frederik de Klerk légalise l'ANC et engage des réformes pour mettre fin à l'apartheid (approuvées par le référendum de 1992).

11 février 1990 : Nelson Mandela est libéré.

1991 : Abolition de l'apartheid.

1993 : Nelson Mandela reçoit le Prix Nobel de la Paix.

1994 : Mandela devient le premier président Noir d'Afrique du Sud.


L'Afrique du Sud est aujourd'hui un état fédéral de neuf provinces. La capitale est Le Cap où siège le Parlement. Quant au Gouvernement, il siège à Pretoria. Onze langues officielles sont parlées et écrites : l'Afrikaans, l'Anglais, le Zoulou (ou Zulu), le Xhosa, et d'autres langues africaines peu ou pas traduites en France. Le Chef d'Etat est Jacob Zuma (ANC) depuis 2009.

Clins d'oeil à la Littérature Indienne :
"Meurtre dans un jardin indien" de Vikas Swarup (10/18) a été écrit en partie en Afrique du Sud où l'auteur passe ses week-ends et ses vacances.
A voir : le film "Cry Freedom" de Richard Attenborough (qui a commis également le film "Gandhi")

(Sources : larousse.fr / magazine Muze n°52 - Février 2009)


vendredi 30 mars 2012

ELLES CHANGENT L'INDE - 100 photos pour la liberté de la presse - Reporters Sans Frontières

Elles changent l'Inde
100 photos pour la liberté de la presse
Reporters Sans Frontières

(Pour tous)



C'est la première fois que Reporters Sans Frontières publie un album consacré à un pays. L'Inde sera bientôt le pays le plus peuplé de la planète et jouera un rôle de tout premier plan. Aussi, Reporters Sans Frontières a voulu rendre hommage aux femmes, actrices dans l'histoire en train de se faire, les femmes qui jouent un rôle capital dans les bouleversements en cours. Suivant l'exemple de leur Chef d'Etat, une femme, Pratibha Patil, symbole d'un mouvement de fond, les femmes assument de plus en plus de responsabilités, individuellement ou collectivement, dans les domaines politiques, sociaux, économiques et artistiques. Il faut chasser de l'imaginaire occidental l'image de cette femme indienne différente de nous, souvent en situation de s'incliner. Il faut au contraire respecter, admirer, soutenir sa dignité et son courage.


"Dans un pays où la démocratie est encore fragile, où subsiste une très grande pauvreté, où l'écart entre les plus riches et les plus pauvres ne cesse de se creuser, où le système des castes perdure, les femmes incarnent la principale espérance. Sur elles et avec elles, on peut compter, tant par leur nombre que par la qualité de leur éducation. De leur engagement pour le bien commun dépend l'avenir de ce pays."

Laure Adler
Journaliste


LE NAUFRAGE de Rabindranath Tagore (Gallimard - L'Imaginaire)

Le Naufrage
Rabindranath Tagore
(Gallimard - L'Imaginaire)

(Ados - Adultes)



Rabindranath Tagore :
Quatorzième enfant d'une famille qui se consacrait au renouveau spirituel du Bengale, Rabindranath Tagore est né à Calcutta en 1861. Rebelle aux études classiques, il se rendit toutefois en Angleterre de 1878 à 1880 sous prétexte d'apprendre le droit. Le récit de ce séjour fut publié dans un journal fondé par deux de ses frères. Il entreprit alors d'écrire des poèmes et des drames musicaux. En 1883, année de la publication de son recueil Chants de l'aurore, il épousa une jeune fille de sa caste. Puis il obéit au souhait de son père en se rendant au Bengale pour gérer le bien familial, tâche dont il s'acquitta avec succès. C'est dans ces terres qu'il puisa sa finesse d'observation des caractères et des habitudes du peuple des campagnes.
Rêvant d'harmonie entre les hommes, il fonda en 1901 l'école du Santiniketan et publia en 1904 un essai politique en faveur de l'indépendance de l'Inde. Puis ce fut L'Offrande lyrique, traduite en français par André Gide. Devenu célèbre, il voyagea à travers le monde et reçut en 1913 le Prix Nobel de Littérature. Il fonda en 1921 l'université internationale Viçva Bharati à Santiniketan, où il mourut en 1941.
A son indépendance en 1971, le Bangladesh choisit comme hymne national le fameux chant de Tagore Bengale d'Or.

L'histoire :
Jogendra, sa soeur Hemnalini, Ramesh et Akshay, tous quatre étudiants à Calcutta, prennent le thé ensemble lorsque le père de Ramesh arrive et emmène son fils sans aucune explication. Chez ses parents, Ramesh apprend que son père lui a choisi une fiancée et que le mariage sera célébré dans les jours prochains. Secrètement lié à Hemnalini, Ramesh proteste. En vain. La cérémonie accomplie sur l'île de la jeune épousée, Ramesh revient chez lui accompagné de sa belle-famille. C'est alors qu'un cyclone survient soudainement et engloutit toutes les embarcations. Ramish se réveille plus tard sur les bords d'une île de sable. Plus loin gît une jeune fille en tenue de mariée. Mais comment peut-il savoir s'il s'agit de sa femme puisqu'ils ne se sont encore jamais vus ?

Mon avis :
L'écriture et la musicalité de ce texte emportent dans le voyage d'une renaissance traversée de joie, d'espoir, et de drames. Avec toute la poésie et la grâce de l'auteur, on est totalement bouleversé entre l'envie de franchir les frontières des coutumes et le respect absolu des traditions, entre la modernité et le sacré.

Une histoire d'amour romanesque, avec tout ce qu'il y a de merveilleux et de douloureux, sous la plume tout en finesse d'un Prix Nobel de Littérature. Quelle extase !

LA FILLE QUI MARCHAIT SUR L'EAU de Siddharth Dhanvant Shanghvi (10/18)

La fille qui marchait sur l'eau
Siddharth Dhanvant Shanghvi
(10/18)

(Ados avertis* - Adultes)




Ados avertis* = Soyons clairs... Quelques scènes de sexe, fort joliment écrites, certes, mais qui ne laissent aucune équivoque...


Siddharth Dhanvant Shanghvi est né en 1977 à Bombay. Son premier roman, La fille qui marchait sur l'eau (2004), a obtenu le Prix Betty Trask. Cet ouvrage qui embrasse les grands thèmes : l'amour, la vengeance, l'ambition, la passion, a été publié avec succès dans plus de douze pays. Les derniers flamants de Bombay, son deuxième roman, est inspiré par un fait divers controversé dans son pays natal. Le roman a été nommé pour le Man Asian Literary Prize en 2008.

L'histoire :
Bombay, années vingt.
Tout commence par un mariage arrangé entre deux familles bourgeoises. Comble du bonheur, les jeunes époux tombent éperdument amoureux. Anuradha est merveilleusement belle, intelligente, cultivée. Et elle possède un don : sa voix et ses chants bouleversent tous ceux qui les entendent. Vardhmaan a la beauté d'un ange. Il est médecin. Il est tendre et aimant.
Le couple béni des dieux aura un héritier, Mohan, petit prodige passionné de musique. Mais tout conte de fées a ses créatures du Mal. La sorcière Divi-bai, belle-mère de Vardhmaan, seconde épouse de son défunt père, est de celles-là.
D'un autre côté, les parents de Anuradha, tout à leur bonté, accueille chez eux une jeune mendiante orpheline, l'indomptable, l'insoumise, l'impudique, la turbulente Nandini, talentueuse peintre, sur laquelle courent les rumeurs les plus fantasques.
Et puis, il y a l'histoire de cette mystérieuse maison, Dariya Mahal, que d'aucuns disent vivante. On est en Inde. Tout est possible...

Mon avis :
Une peinture chatoyante de Bombay des années vingt.
Une galerie de personnages pittoresques et rayonnants.
Une palette minutieuse de couleurs ardentes.
Une écriture tout en délicatesse et en musicalité composée de volutes et d'arabesques.
Nous sommes en Inde. Les croyances, les légendes, la magie, dominent cette saga romanesque flamboyante. Avec néanmoins des interrogations sur la vie, le destin, le karma.
Un livre brûlant de passion, de poésie, d'esthétisme, de sensualité, de cruauté et de férocité.

Magnifique ! Brillant ! Et ô combien envoutant !

MEURTRE DANS UN JARDIN INDIEN de Vikas Swarup (10/18)

Meurtre dans un jardin indien
Vikas Swarup
(10/18)

(Ados - Adultes)



Vikas Swarup est né en 1963 à Allahabad, en Inde. Il est diplomate. Après avoir travaillé en Turquie, aux Etats-Unis, en Ethiopie et en Grande-Bretagne, il occupe aujourd'hui un poste au ministère des Affaires Etrangères de New Delhi. Les Fabuleuses Aventures d'un Indien Malchanceux qui devient Milliardaire, son premier roman, a été traduit en quinze langues et adapté au cinéma en 2009 par Danny Doyle. Slumdog Millionaire a remporté huit Oscar, dont celui du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. Meurtre dans un jardin indien est son nouveau roman. Vakas Swarup, amoureux de l'Afrique du Sud, a écrit en partie son roman pendant ses week-ends et ses vacances passés là-bas.

L'histoire :
Dans sa ferme de Mehrauli, près de Delhi, Vivek "Vicky" Rai a été abattu d'une balle en plein coeur. Playboy de trente-deux ans, maître d'un empire industriel, fils du ministre de l'Intérieur de l'Uttar Pradesh, coupable de délit d'initié, de détournements de fonds, de corruption de fonctionnaires, de fraude fiscale, de nombreux viols, et du meurtre d'une étudiante, mais toujours libre, Vicky Rai avait donc beaucoup d'ennemis.
De son côté, Arun Advani, journaliste d'investigation, mène l'enquête sur la vie et les crimes de la famille Rai depuis plus de dix ans. Les menaces de mort ne l'ont jamais fait renoncer...

Mon avis :

Construite méthodiquement sur quatre chapitres essentiels (Les suspects ; Les mobiles ; Les preuves ; La solution), cette histoire est une sorte de Millénium à l'indienne. A beaucoup plus petite échelle, bien entendu, mais la croisée de six destins aussi différents qu'improbables n'en dénonce pas moins la corruption, à tous les étages de la vie politique et sociale, qui gangrène le pays et qui conduit à l'impunité révoltante des plus riches et des plus influents. Vikas Swarup offre là un scenario captivant, édifiant sur la classe dirigeante indienne et rend un hommage appuyé à :
  • Rabindranath Tagore, Prix Nobel de Littérature en 1913 (Swarup a repris des noms de héros du roman Le Naufrage de Tagore pour quelques-uns de ses personnages) ;
  • Gandhi, dont la vie et l'oeuvre politique sont longuement évoquées ;
  • Zola, pour son J'accuse lors de l'affaire Dreyfus, repris ici comme modèle par le journaliste Arun Advani pour faire éclater la vérité.
Totalement passionnant et instructif !

CHASSEUR DE GOUROUS de Tarquin Hall (10/18)

Chasseur de gourous
Tarquin Hall
(10/18)

(Ados - Adultes)



Tarquin Hall est né en 1969 à Londres. Marié à une journaliste indienne, il vit entre Londres et Delhi. Auteur, reporter en Inde pour l'Associated Press pendant plusieurs années et globe-trotter invétéré, Tarquin Hall écrit Salaam London en 2007 : son retour aux sources drolatique et chaotique à Brick Lane, après dix années de journalisme en Afrique, Amérique et Proche-Orient. Après L'Homme qui exauce les voeux, il signe Le chasseur de gourous.

L'histoire :
Vish Puri, heureux quinquagénaire, est le patron de la florissante Agence de Détectives Très Privés à Delhi. Tôt ce matin-là, en pleine séance du Club du Rire qui réunit quelques notables dans les jardins du Rajpath, sous les yeux ébahis du groupe et autres promeneurs, une horrible apparition de la déesse Kali surgit, menaçante, et plante son épée dans la poitrine du Docteur Jha. Le Docteur Suresh Jha était mathématicien à la retraite, fondateur de l'IRE (Institut du Rationalisme et de l'Education) ayant pour but de démystifier les faiseurs de miracles et autres charlatans de toutes sortes, particulièrement nombreux et actifs en Inde. Autrement dit, le Docteur Jha était un "chasseur de gourous" et il dérangeait. Au nom de son amitié avec le docteur, Vish Puri et son équipe de l'Agence de Détectives Très Privés vont mener leur propre enquête...

Mon avis :
Aventure policière rondement menée et fort sympathique qui nous guide dans la chaleur infernale de Delhi, capitale frénétique, surpeuplée*, étouffante, aux parfums puissants. Une ville dure et pour le moins extraordinaire où les Dilli Wallahs (habitants de Delhi) semblent toujours de bonne humeur. Monuments historiques, architectures, espaces naturels, artisanat, au-delà d'une très intéressante visite touristique, l'auteur nous présente également les autres facettes de l'Inde : le contexte social, économique, politique, la corruption, la place des femmes, le poids des traditions et des religions... Au coeur d'une énigme teintée de surnaturel, Tarquin Hall, en observateur affuté, partage avec nous son amour et sa fascination pour l'Inde.

Un voyage-découverte drôle, ludique et passionnant. Dépaysement assuré !


A savoir* :
  • Delhi et sa banlieue = 17 millions d'habitants
  • Dans une pâtisserie de Delhi (pour clients aisés), les cookies sont vendus à 0,80 roupie pièce. C'est une somme supérieure au salaire journalier de la moitié de la population indienne.

LE PAYS DES MAREES de Amitav Ghosh (10/18)

Au pays des marées
Amitav Ghosh
(10/18)

(Ados - Adultes)



Amitav Ghosh est né en 1956 à Calcutta. Il a passé son enfance au Bangladesh, au Sri Lanka, en Iran et en Inde. Après avoir enseigné à l'université de Delhi et aux Etats-Unis, il vit aujourd'hui à New York. Il est l'auteur de plusieurs romans dont Les Feux du Bengale (Prix Médicis étranger 1990), Le Chromosome de Calcutta, Le Palais des Miroirs, et Le pays des marées.

L'histoire :

Sur le quai d'une gare de la banlieue de Kolkata (Calcutta), Kanai Dutt, traducteur arrogant et suffisant, rencontre Piyali "Piya" Roy, une jeune et charmante cétologue* américaine d'origine indienne qui ne sait pas un mot de bangla. Sans en avoir encore pris conscience, ils sont tous deux à la recherche d'un trésor : leurs racines.
Le destin les réunira à nouveau à Lusibari, "La maison de Lucy", la plus éloignée des îles des Sundarbans, le pays des marées, vaste région d'îlots hostiles et déshérités. Piya espère y étudier les dauphins. Quant à Kanai, il revient sur cette île à la demande de sa tante Nilima qu'il n'a pas revue depuis trois décennies par pur égoïsme. Nilima vient de retrouver par hasard un carnet noir, un journal intime, que son défunt mari Nirmal destinait à Kanai.
Le chemin de Piya croisera aussi celui de Fokir, un pêcheur de crabes illettré dont tout le monde se gausse, avec qui elle ne communique que par gestes, mais qui sera un guide bien plus précieux qu'elle ne l'imagine.
Et puis, il y a le souvenir de l'oncle Nirmal qui, à travers les pages de son journal bercé par la poésie de Rainer Maria Rilke, conte l'histoire de Lusibari, l'histoire du pays des marées, les légendes et les religions, la force et la puissance de la Nature, son engagement auprès de la population, puis auprès des colons fuyant le Bangladesh.

Cétologue* : qui étudie les mammifères marins

Mon avis :

Un texte qui oscille entre :
  • Aventure romanesque magnifiquement écrite, profonde et intelligente ;
  • Regard sans concession, presque pessimiste, sur la nature humaine ;
  • Ode à la Nature et engagement pour la protection de l'environnement.
Un ouvrage dense, intense et sincère !

SAVEURS ASSASSINES de Kalpana Swaminathan (Points)

Saveurs assassines
Kalpana Swaminathan
(Points)

(Ados - Adultes)



Kalpana Swaminathan est médecin. Elle vit à Bombay. Saveurs assassines est son premier livre publié en France. Elle est également l'auteur de La chanson du jardinier.

L'histoire :
Miss Lalli, retraitée de la police de soixante-trois ans à la tignasse grise, sa nièce, un écrivain à succès, un médecin très médiatisé, et des jet-setters très en vue, se retrouvent dans une vieille bâtisse à la campagne. Hilla, pédiatre et grande amie de Tante Lalli, vient d'en hériter et y organise un week-end gastronomique...

Mon avis :
Des personnages sur-vitaminés étourdissants. Un auteur qui se démène avec beaucoup d'énergie dans son histoire. L'ensemble est sympathique et joyeux, mais le service est trop long. Après cent pages d'amuse-bouche un peu trop bavardes, toujours pas le moindre fumet du plat principal. Certains clients patientent. D'autres quittent la table.

Pour les curieux d'un style nouveau et enlevé, et d'une promenade gourmande dans Bombay.


A noter : un glossaire très instructif à la fin du livre.

UNE JEUNESSE INDIENNE de Narendra Singh Sarila (Payot)

Une jeunesse indienne
Narendra Singh Sarila
(Payot)

(Jeunes Adultes - Adultes)



Narendra Singh Sarila a exercé des fonctions à l'ONU et travaillé sur les questions indo-pakistanaises. Il a été ensuite ambassadeur en Espagne, au Brésil, en Libye, en Suisse (avec accréditation au Vatican) et enfin en France (1982 - 1985). Il est en outre l'auteur d'un ouvrage très remarqué sur la partition de l'Inde (The Shadow of the Great Game, 2005).

L'histoire :
Fils du maharadjah Mahipal Singh de Sarila et de la rani Bhawani Kunwar, Narendra Singh Sarila raconte sa jeunesse (de son enfance dans les années 30 à 1948, date de l'Indépendance de l'Inde). Il évoque cette période charnière entre :
  • L'ère des maharadjahs excentriques parés de joyaux dans leurs palais de marbre chassant le tigre et l'éléphant ;
  • L'ère de l'Inde britannique et des traités avec les monarques indiens devenus simples citoyens délestés de leurs pouvoirs mais pas de leur fortune ;
  • L'effondrement de l'Empire britannique, l'avènement d'une Inde nouvelle et indépendante, l'opposition entre le nationalisme et le savoir-faire britannique toujours influent, les tensions souvent violentes entre les différents mouvements politiques ou religieux indiens.
Mon avis :
Une jeunesse romanesque et hors du commun mais une écriture sérieuse et rigoureuse, proche du manuel scolaire. Ce récit, fort détaillé et très instructif, captivera les passionnés et les lecteurs studieux.

COMPARTIMENT POUR DAMES d'Anita Nair (Picquier Poche)

Compartiment pour dames
Anita Nair
(Picquier Poche)

(Ados - Adultes)


Anita Nair est originaire du Kerala. C'est à Madras qu'elle passe son enfance avant de voyager à travers l'Angleterre et les Etats-Unis pour finalement s'installer au Bangalore. Elle signe son premier roman en 1997, puis entame une carrière internationale marquée par la publication de Compartiment pour dames et Un homme meilleur.

L'histoire :

"Jusqu'au début de l'année 1998, il existait un guichet réservé aux dames, aux personnes âgées et aux handicapés à la gare du Cantonnement à Bangalore. Et sur la plupart des trains de nuit, on trouvait des compartiments pour dames dans les wagons de seconde classe.
Depuis, le guichet réservé aux femmes a été supprimé dans toutes les gares. Qui plus est, des responsables ferroviaires, notamment des chefs de gare et des contrôleurs, m'ont informée que les compartiments pour dames n'existent plus et que les nouveaux wagons n'en comportent pas."
Anita Nair

Dans un train, dans un compartiment réservé aux dames, six femmes vont partager plus que le temps d'un voyage. Elles vont partager leur vie, leurs amours, leur destin.

Mon avis :
Joli mais l'ensemble est un peu monotone...

LA LITTERATURE INDIENNE - Quelques dates repères...


1498

Arrivée de Vasco de Gama
 

1600 

Fondation de la Compagnie des Indes orientales anglaise
 

1602 

Fondation de la Compagnie des Indes orientales hollandaise
 

1664 

Fondation de la Compagnie des Indes orientales française
 

1772 – 1858                      

Domination britannique sur les Compagnies des Indes orientales
 

1858 

La Compagnie des Indes orientales anglaise est supprimée et l’Inde est rattachée à la couronne britannique
 

1876 

Victoria est couronnée Impératrice des Indes
 
Nehru et Gandhi
1917 

Apparition de Gandhi et sa conception spiritualiste de l’action politique pour faire triompher la vérité
 

1920 – 1922                      

Gandhi lance une campagne de désobéissance civile
 

1922 – 1927                      

Luttes entre musulmans et hindous
 

1929 

Gandhi parcourt l’Inde
 

6 avril 1930                      

Marche du Sel
 

1933 

Le nom du Pakistan (musulman) est forgé                              
                                                                                                         
Louis et Edwina Mountbatten
 
1935 

Le Government of India Act accorde l’autonomie aux provinces
 

1946 

Arrivée de Lord Mountbatten
 

15 août 1947                    

L’Indépendance est proclamée. Nehru est le Premier Ministre. L’Inde est divisée en deux états : l’Union indienne (hindoue) et le Pakistan (musulman). La partition est suivie de massacres.

                                                                                                                  
30 janvier 1948   

Assassinat de Gandhi


1950 

Indépendance menée par Nehru et proclamation de la Constitution (laïcité, abolition de castes et de l’intouchabilité)
 

1964 

Mort de Nehru
 

Années 70 – 80

Chine, Taïwan, Corée du Sud consacrent des milliards de dollars à la recherche et au développement. Alors que l’Inde est à la traîne en matière de technologie et d’économie.  Ce qui engendre la corruption à tous les étages de la société.



(Sources : couleur-indienne.net / lemonde.fr / larousse.fr)